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L'Europe de la technologie


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L'Europe de la technologie

La carte supérieure indique la répartition des parcs scientifiques et technologiques, les pôles d'innovation aussi bien dans le domaine de la recherche fondamentale que dans celui des applications industrielles. Ces technopôles se répartissent principalement selon une transversale Nord-Sud qui suit à peu près la vallée du Rhin et la vallée du Rhône. La densité la plus forte se trouve dans l'Europe continentale du Nord-Ouest. Allemagne, Bénélux et France sont les pays qui en possèdent le plus. Vient ensuite le Royaume-Uni. Les pays « périphériques » en ont peu ou pas du tout (Danemark, Portugal, Grèce). 

On retrouve la même opposition concernant la part que chaque pays consacre à la recherche et au développement : France, Royaume-Uni, Allemagne et Bénélux sont ceux des 12 qui font le plus gros effort. S'y ajoutent cependant l'Italie et le Danemark. L'Europe du Sud (Portugal, Espagne, Grèce) s'illustre par la faiblesse de sa participation à la recherche. 

En matière de parcs d'ordinateurs universels, les constructeurs européens sont largement distancés par leurs homologues américains où domine, bien sûr, IBM. Cependant, l'Europe cherche à répondre au « défi américain » : ainsi l'Allemagne avec Siemens, la France avec Bull, le Royaume-Uni avec ICL et l'Italie avec Olivetti font reculer la part occupée par les États-Unis dans leur dépendance informatique vis- à-vis de l'étranger (sauf pour l'Italie, où Olivetti est plus orienté vers le marché international que national). Cependant, force est de constater que la technologie vient des États-Unis, relayés ou non par le Japon. Mais le plus grand marché homogène du monde demeure — pour le moment — les États-Unis. Aussi les groupes européens recherchent-ils l'implantation en Amérique du Nord, les ententes avec des sociétés nord-américaines ou japonaises. Les accords intra-européens qui ont été signés dans les années 1980 (Bull-Philips pour les cartes à mémoire, centre de recherche commun à ICL, Siemens et Bull…) répondent plus ou moins aux actions d'incitation des pouvoirs publics à l'échelle européenne : ESPRIT dans les technologies de traitement de l'information, Race dans les télécommunications, Eurêka dans un domaine de recherche plus large, BRITTE, EURAM et COMETT dans le domaine des technologies nouvelles. De nombreux projets sont à l'étude... mais l'Europe de la technologie se fait lentement, trop lentement dans un domaine où le temps est une donnée fondamentale : l'Europe ne risque-t-elle pas de rater son entrée dans le XXIe siècle?

 



Date : 1987
Auteur : Jean-Claude Friguet Visionner sa collection
Ayant droit : Département de géographie de l'Université Laval
Catégorie : Divers
Numéro : 81145

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